Dans le cadre de la mise en lumière des efforts des agences des Nations Unies opérant en Égypte, le Centre d’information des Nations Unies au Caire a organisé une conférence de presse afin de présenter les activités de trois agences : le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).
Les relations entre l’Égypte et les Nations Unies continuent de se développer de manière constante dans divers domaines de développement et humanitaires, Le Caire étant considéré comme l’un des principaux partenaires régionaux de l’organisation internationale au Moyen-Orient et en Afrique. De nombreuses agences des Nations Unies opérant en Égypte mettent en œuvre des projets liés à la protection sociale, à l’autonomisation des femmes, au soutien de l’éducation et de la santé, à la sécurité alimentaire et à la lutte contre le changement climatique. Les Nations Unies coopèrent également avec le gouvernement égyptien pour soutenir les Objectifs de développement durable et la Vision Égypte 2030, notamment dans les domaines de la transition verte, de l’innovation et du renforcement des capacités économiques et sociales.
La conférence a comporté trois sessions, chacune consacrée à la présentation des activités et de la présence de l’une des agences participantes. Lors de la première session, les responsables du Programme alimentaire mondial en Égypte ont présenté les défis croissants de la sécurité alimentaire dans un contexte de chocs géopolitiques mondiaux et de perturbations des chaînes d’approvisionnement en pétrole, en engrais et en denrées alimentaires, ainsi que leur impact sur l’Égypte.
Atténuer les perturbations des chaînes d’approvisionnement
Dans ce contexte, Roda Al-Halabi, représentante et directrice du PAM en Égypte, a déclaré que les perturbations en cours au Moyen-Orient ont eu des répercussions sur les chaînes d’approvisionnement ainsi que sur les prix mondiaux du carburant, des engrais et des denrées alimentaires, et que l’Égypte a naturellement été touchée par ces perturbations.
La représentante du PAM en Égypte a expliqué que le programme collabore étroitement avec le gouvernement égyptien sur plusieurs projets visant à renforcer la réponse aux problèmes résultant de ces chocs.
Elle a également révélé que parmi ces projets figure la coopération entre le PAM et le ministère égyptien de l’Agriculture dans le cadre de l’initiative « Vie décente », visant 120 villages dans les zones rurales égyptiennes à travers plusieurs interventions, notamment l’amélioration de la production de plants pour accroître la productivité des agriculteurs, des projets d’énergie solaire, l’amélioration de l’efficacité des terres agricoles et la promotion des cultures stratégiques, en particulier le blé.
L’initiative « Vie décente » est l’un des plus grands projets de développement et sociaux en Égypte ces dernières années. Elle vise à améliorer le niveau de vie dans les villages et les zones les plus défavorisées en développant les infrastructures et les services de base. Elle comprend la mise en place de réseaux d’eau et d’assainissement, le développement des écoles et des unités de santé, l’amélioration des routes et du logement, ainsi que le soutien aux petites entreprises et la création d’emplois. L’initiative vise également à réduire la pauvreté, à renforcer la justice sociale et à améliorer la qualité de vie de millions de citoyens dans les zones rurales égyptiennes. Elle bénéficie d’un large soutien gouvernemental dans le cadre de la stratégie de développement global et de la Vision Égypte 2030.
Roda Al-Halabi a également indiqué que l’une des stratégies du PAM en Égypte consiste à connecter les agriculteurs ruraux au secteur privé afin de leur ouvrir des débouchés à l’exportation, tout en développant des partenariats, dans un contexte où la phase actuelle nécessite une mobilisation collective face à la baisse des financements des agences des Nations Unies.
Concernant les principaux résultats de la coopération entre le PAM et le gouvernement égyptien, elle a mentionné l’augmentation de la valeur ajoutée des produits agricoles, la réduction des pertes de production jusqu’à 50 %, une hausse de la production pouvant atteindre 35 %, la promotion du recyclage des déchets agricoles pour augmenter les revenus des agriculteurs et réduire la pollution environnementale, ainsi que le renforcement de l’inclusion financière des agriculteurs.
Accès rapide des produits égyptiens aux marchés
Lors de la deuxième session, Ahmed Kamal, coordinateur national des projets à l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), a présenté une vue d’ensemble du soutien de l’Union européenne au commerce, à l’industrie, à la croissance et à l’accès rapide des produits égyptiens aux marchés.
Les discussions ont porté sur l’amélioration des cadres des politiques industrielles en Égypte, le renforcement des infrastructures nationales de qualité, le soutien aux clusters industriels et aux petites et moyennes entreprises, avec un accent particulier sur des secteurs clés tels que le textile, les vêtements prêts-à-porter, les dattes, les plantes médicinales et aromatiques et la production de miel, afin de soutenir une croissance économique inclusive.
Dans l’ensemble, la coopération entre l’ONUDI et l’Égypte connaît un développement notable visant à soutenir le développement industriel durable et à renforcer la compétitivité de l’économie égyptienne.
Ahmed Kamal a déclaré que l’organisation se concentre actuellement sur le développement du secteur industriel, l’amélioration des politiques industrielles et de la qualité, ainsi que sur le renforcement du cadre institutionnel des entités concernées.
Il a souligné que l’amélioration de la qualité des produits égyptiens et leur conformité aux normes internationales est essentielle pour leur accès rapide aux marchés.
Protection numérique des enfants
Lors de la troisième session, Salma Al-Fawal, responsable du programme de protection de l’enfance à l’UNICEF Égypte, a mis en lumière les défis et les risques auxquels les enfants sont confrontés en ligne, soulignant l’importance de renforcer la sensibilisation numérique.
Elle a également insisté sur le rôle des institutions et des partenaires dans la promotion d’un environnement numérique sûr et inclusif pour les enfants.
Elle a révélé l’existence de partenariats entre l’UNICEF et plusieurs entités gouvernementales égyptiennes, notamment le ministère des Communications et des Technologies de l’information, le Conseil national de la maternité et de l’enfance, le bureau du procureur général et des organisations de la société civile.
Elle a enfin indiqué que la coopération entre l’UNICEF et le gouvernement égyptien progresse efficacement, atteignant notamment 70 000 enfants dans les écoles grâce aux efforts de sensibilisation.


