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Le Comité des Nations unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien et l’Organisation de la coopération islamique tiennent une conférence internationale sur la question de Jérusalem

Le Caire – Le Comité des Nations unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, en partenariat avec l’Organisation de la coopération islamique (OCI), a organisé avec succès l’édition 2026 de la Conférence sur la question de Jérusalem, le 18 juillet 2026 au Caire, en République arabe d’Égypte.

Placée sous le thème «Jérusalem: au premier plan du déplacement forcé et de l’annexion, clé d’une paix juste et durable», la conférence a réuni de hauts responsables gouvernementaux, des chefs religieux, des diplomates, des représentants des Nations unies ainsi que des experts internationaux afin d’examiner les graves défis auxquels est confrontée la population palestinienne de Jérusalem-Est occupée. Les discussions ont notamment porté sur le déplacement forcé, la dépossession, l’expansion des colonies de peuplement, les restrictions imposées à la liberté de culte ainsi que les violences persistantes.

Dans son allocution d’ouverture, l’ambassadeur Mahmoud Omar, ministre adjoint des Affaires étrangères de la République arabe d’Égypte, a réaffirmé que Jérusalem-Est fait partie intégrante du Territoire palestinien occupé et constitue la capitale du futur État palestinien. Il a rejeté le déplacement forcé des Palestiniens, l’expansion des colonies, l’annexion ainsi que toutes les mesures unilatérales visant à modifier le caractère juridique, historique ou démographique de Jérusalem. Il a également insisté sur la nécessité de préserver l’identité arabe, islamique et chrétienne de la ville ainsi que son statu quo historique et juridique.

Comme il l’a déclaré: «L’Égypte rejette catégoriquement toutes ces politiques et ces pratiques et appelle à leur cessation immédiate».

Prenant la parole devant les participants, l’ambassadeur Coly Seck, président du Comité des Nations unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, a souligné qu’une paix juste et durable ne saurait être réalisée sans Jérusalem, tout comme Jérusalem ne pourra connaître la paix sans justice. Il a réaffirmé l’appel du Comité à mettre un terme aux activités de colonisation illégales, à préserver le statu quo historique et juridique des Lieux saints, à garantir la liberté de culte et à reconnaître Jérusalem-Est comme partie intégrante du Territoire palestinien occupé.

Dans son intervention inaugurale, M. Dawas Dawas, secrétaire général adjoint chargé des affaires de la Palestine et d’Al-Qods au sein de l’Organisation de la coopération islamique, a rappelé que Jérusalem demeure au cœur de la cause palestinienne et constitue un élément indispensable de toute perspective crédible de paix. Il a souligné que la préservation du caractère historique, juridique, religieux et culturel de la ville relève de la responsabilité collective de la communauté internationale et qu’une paix durable exige la fin de l’occupation, la protection des droits du peuple palestinien et la création d’un État palestinien indépendant ayant Jérusalem-Est pour capitale.

Comme le souligne son intervention: «Jérusalem n’est pas seulement une ville sous occupation ; elle est le point de convergence des droits nationaux, historiques et religieux du peuple palestinien, ainsi que la clé de la stabilité, de la sécurité et de la paix dans l’ensemble de la région».

Dans son intervention, le ministre palestinien des Affaires de Jérusalem, le Dr Achraf Al-Awar, a souligné que Jérusalem demeure au cœur de la cause palestinienne et de toute perspective sérieuse de paix. Il a affirmé qu’aucune solution politique juste et durable ne pouvait être obtenue par l’occupation, l’expansion des colonies ou l’imposition de réalités unilatérales, mais qu’elle devait reposer sur le respect du droit international, le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et la création d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale.

Comme il l’a déclaré: «La question de Jérusalem ne peut être résolue ni par la force ni par l’imposition de faits accomplis, mais par la volonté des peuples et la force de la justice».

S’exprimant au nom de la Ligue des États arabes, l’ambassadeur Dr Fayez Mustafa, secrétaire général adjoint de l’organisation et chef du secteur chargé de la Palestine et des territoires arabes occupés, a rappelé que Jérusalem demeure un élément central de toute paix juste et durable. Il a insisté sur le fait que la paix ne pouvait être imposée par l’occupation, la colonisation, l’annexion ou le déplacement des populations, mais qu’elle devait être fondée sur les droits, le respect du droit international et la création d’un État palestinien indépendant ayant Jérusalem-Est pour capitale.

Comme il l’a affirmé: «Une paix véritable ne peut être bâtie que sur la reconnaissance des droits, le respect du droit et la fin de l’occupation».

Intervenant au nom des Nations unies, Mme Rania Al-Mashat, secrétaire générale adjointe des Nations unies et secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (CESAO/ESCWA), a souligné que Jérusalem doit demeurer une ville de coexistence, de dignité et de paix pour les fidèles de toutes les religions.

Elle a rappelé qu’aucune mesure unilatérale ne pouvait modifier le statut de la ville et que son caractère historique, démographique, religieux et culturel devait être préservé. Elle a également appelé au respect du droit international, à l’établissement de mécanismes de responsabilité et à la relance d’un processus politique crédible conduisant à la coexistence de deux États souverains vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, avec Jérusalem comme capitale des deux États.

Comme elle l’a déclaré: «Jérusalem ne doit jamais être utilisée comme un facteur de division. Elle doit rester une ville qui rassemble les peuples, où les fidèles de toutes les religions peuvent vivre côte à côte dans la paix, exercer librement leur culte et regarder l’avenir avec espoir».

Les participants ont unanimement souligné l’urgence de protéger Jérusalem, de préserver la présence palestinienne dans la ville et de sauvegarder son identité historique, religieuse et culturelle unique. Ils ont estimé que les mesures visant à modifier la composition démographique, le caractère ou le statut de Jérusalem compromettent les perspectives d’une paix durable et constituent une source de vive préoccupation pour la communauté internationale.

La conférence a également constitué une importante plateforme de dialogue interreligieux. Des responsables religieux musulmans et chrétiens ont rappelé la place exceptionnelle qu’occupe Jérusalem dans les trois religions monothéistes et ont averti que les restrictions imposées à la liberté de culte, les menaces pesant sur les Lieux saints ainsi que les tentatives de modification du statu quo historique et juridique risquent d’exacerber les tensions et d’affaiblir l’héritage de la ville en tant que symbole de coexistence.

Tout au long des travaux, les intervenants ont analysé les conséquences des politiques actuellement menées à Jérusalem-Est occupée, notamment l’expansion des colonies de peuplement, les démolitions d’habitations, les expulsions forcées, les restrictions à la liberté de circulation ainsi que d’autres mesures affectant la vie quotidienne des Palestiniens dans la ville.

Les participants ont insisté sur la responsabilité de la communauté internationale de faire respecter le droit international, de protéger les populations civiles, de préserver le patrimoine culturel et religieux de Jérusalem et de soutenir les droits inaliénables du peuple palestinien.

À l’issue de ses travaux, la conférence a réaffirmé que la question de Jérusalem demeure au cœur de la question palestinienne et constitue un élément essentiel de toute paix juste, globale et durable.

Les participants ont appelé à un engagement international renouvelé afin de protéger les droits, la présence et la souveraineté des Palestiniens à Jérusalem-Est occupée, tout en garantissant le respect du statu quo historique et juridique des Lieux saints, conformément aux principes du droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies.

Les organisateurs ont souligné que la préservation de Jérusalem, de son identité plurielle et de son patrimoine religieux et culturel représente non seulement une responsabilité régionale, mais également un enjeu majeur pour la communauté internationale, dans la mesure où l’avenir de la ville demeure indissociable de toute perspective de règlement pacifique du conflit israélo-palestinien et de l’instauration d’une paix durable au Moyen-Orient.

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