
L’Université Hassan II a officiellement clôturé, ce vendredi 24 juillet 2026, le parcours de cette promotion pionnière. La Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales (FSJES) de Mohammedia a, en effet, organisé la cérémonie de clôture de la première promotion du Master d’excellence des études supérieures en sciences politiques.
Ce master d’excellence s’inscrit dans la dynamique des réformes universitaires marocaines visant à relever la qualité de l’enseignement supérieur. Instauré à partir de l’année universitaire 2023-2024, dans le cadre du Pacte national pour la réforme de l’enseignement supérieur 2030, ce parcours, en continuité avec la Licence d’Excellence, répond à un triple objectif : renforcer l’insertion professionnelle en décloisonnant les savoirs académiques, moderniser les facultés ouvertes à tous, et aligner la formation sur les besoins économiques du Royaume.
Cet événement, à la fois solennel et émouvant, a marqué le couronnement de trois années de formation pour une quarantaine d’étudiants, un parcours qui leur a permis d’allier connaissances académiques et réalité pratique.
La cérémonie s’est déroulée en présence du corps professoral et des cadres administratifs, notamment Mme Khadija Mahjoubi, Secrétaire générale de la faculté, M. Mohamed Salmi, Mme Fatima Arich, ainsi que les professeurs Mohamed Zineddine, Mohamed Lahmouchi, Ahmed Missaoui et Benaïssi Abdelkrim. Les familles des lauréats, nombreuses, ont donné à cette journée un caractère à la fois familial et collectif, reflétant l’importance de ce moment dans le parcours des diplômés.
Mme Khadija Mahjoubi, Secrétaire générale, au nom du doyen de la faculté, a ouvert la cérémonie en saluant le travail remarquable des étudiants et en leur adressant ses félicitations. Elle a rappelé que ce master d’excellence exige rigueur scientifique et ouverture d’esprit, bien au-delà des simples connaissances académiques.
Mais le moment le plus marquant des discours officiels fut celui du professeur Mohamed Zineddine. En sa qualité de chef de la filière de droit public et coordinateur du master, il a adressé un message personnel aux lauréats. Revenant sur les trois années de travail commun, il a affirmé que les enseignants s’accordaient à qualifier cette promotion de « promotion exceptionnelle ».
Le professeur Zineddine a précisé que ce jugement ne relevait pas de la simple courtoisie protocolaire, mais s’appuyait sur des critères académiques précis : la profondeur des débats menés en cours, l’originalité des sujets de recherche choisis pour les mémoires dont certains ont été rédigés en langues étrangères et surtout l’engagement constant des étudiants et leur participation à un dialogue intellectuel exigeant avec leurs encadrants. Devant l’assistance, il a déclaré : « Nous sommes très fiers de cette promotion ».
Le professeur Zineddine a également salué le travail du corps professoral du master, dont la compétence et la profondeur des connaissances ont grandement contribué à maintenir un niveau académique élevé. Il a cité en particulier ses collègues les professeurs Mohamed Lahmouchi, Ahmed Missaoui et Benaissi Abdelkrim, renouvelant sa reconnaissance pour leur contribution pédagogique majeure à la réussite de cette première promotion. Il n’a pas manqué non plus de rendre hommage aux professeurs Saïd Khoumri, Saleh Nachat, Yousra Hamdaoui, Khadija Ennaciri et El Mehdi Mounchid, dont le travail tout au long de ces trois années a été essentiel, bien qu’ils n’aient pu être présents à cette cérémonie.
Dans son allocution, le professeur Lahmouchi a exprimé sa confiance dans la capacité des étudiants à réaliser leurs aspirations, affirmant que cette promotion serait un acteur positif dans la société civile.
Le délégué de la promotion, Othmane Miftah, a pris la parole au nom de ses camarades pour exprimer avec éloquence et sincérité la reconnaissance collective envers le corps professoral et l’administration universitaire.
Contrairement aux discours officiels qui mettaient en avant les compétences des étudiants, le délégué a centré son propos sur la qualité exceptionnelle des professeurs, saluant leur compétence tout au long de ces années, ainsi que la richesse des cours magistraux, les séminaires stimulants et le suivi personnalisé dont ils ont bénéficié, sous les applaudissements chaleureux de ses camarades et de leurs familles.
Othmane Miftah a adressé un hommage particulier au professeur Mohamed Zineddine, évoquant sa disponibilité constante, ses précieux conseils et son rôle de guide tout au long du parcours. Il a tenu à remercier également Mme Khadija Mahjoubi, M. Mohamed Salmi et Mme Fatima Arich pour leur accompagnement administratif, qui a facilité le bon déroulement de cette formation.
Il a conclu son discours en évoquant les moments forts qui ont marqué cette formation, notamment les séminaires scientifiques, les conférences intellectuelles, les rencontres académiques, ainsi que les visites de terrain auprès d’institutions nationales et constitutionnelles, qui ont offert aux étudiants l’opportunité d’un contact direct avec les réalités pratiques et de relier la connaissance théorique au terrain.
L’un des moments les plus marquants fut sans doute l’échange chaleureux entre les étudiants et le professeur Mohamed Zineddine, lorsqu’ils lui ont offert un trophée commémoratif, suivi d’étreintes fraternelles qui symbolisaient la relation de confiance et de respect mutuel tissée pendant trois ans.
Ce geste, qui a ému l’assistance, illustre la singularité des relations humaines qui se nouent au sein des filières d’excellence. Loin du formalisme qui caractérise parfois les grandes promotions, la taille restreinte du groupe a permis un suivi personnalisé et a créé une cohésion entre les étudiants eux-mêmes et avec leurs enseignants. La gratitude des étudiants envers leurs professeurs était palpable dans leurs regards et leurs paroles à l’issue de la cérémonie.
La photo de groupe traditionnelle a constitué un autre temps fort, où les sourires, les toques et les robes académiques ont offert une image de jeunesse et de réussite collective.
Au-delà de l’émotion et des discours, cette cérémonie a également été l’occasion de rappeler aux diplômés les perspectives concrètes qui s’offrent à eux après ce master. Les diplômés en sciences politiques bénéficient de débouchés variés, reconnus tant dans le secteur public que privé et associatif.
Les intervenants ont souligné que les lauréats peuvent prétendre aux concours de la fonction publique, que ce soit au niveau national ou territorial, notamment dans les ministères souverains (Intérieur, Affaires étrangères, Justice), les administrations et les collectivités territoriales. Les compétences en analyse stratégique et en conseil politique leur ouvrent également les portes des cabinets d’études, des instituts de sondage et des organisations non gouvernementales.
Le cursus ayant accordé une place importante aux relations internationales, plusieurs diplômés devraient prochainement rejoindre des organisations internationales ou des missions diplomatiques. D’autres ont exprimé leur souhait de poursuivre leur parcours académique par un doctorat en sciences politiques, en vue d’une carrière dans la recherche ou l’enseignement supérieur.
La cérémonie s’est achevée par un moment convivial rassemblant professeurs, diplômés et familles, offrant l’occasion d’échanges informels et de projets de retrouvailles.
L’émotion était encore vive lorsque les derniers lauréats ont quitté l’enceinte de la faculté. Pour eux, si le diplôme couronne trois années de travail acharné, il représente surtout le début d’une nouvelle étape.
La cérémonie est terminée. Mais pour cette promotion exceptionnelle, tout ne fait que commencer. Les valeurs transmises, les enseignements reçus et les liens tissés au sein de la FSJES de Mohammedia constitueront sans doute un atout majeur dans leurs parcours individuels et collectifs, en tant que nouveaux acteurs de la vie politique, administrative et citoyenne au Maroc et au-delà.
Quant à l’Université Hassan II, elle peut aujourd’hui s’enorgueillir du succès de ce master d’excellence, qui ouvre la voie à un renouvellement qualitatif de l’offre de formation dans les domaines des sciences humaines, sociales et juridiques.


