Face à l’escalade des tensions régionales, le ministre israélien de la Défense, Yisrael Katz, affirme que la guerre contre l’Iran entre dans une phase sensible et cruciale. Selon lui, le conflit se poursuivra aussi longtemps que nécessaire pour atteindre les objectifs fixés. Dans un discours filmé samedi au siège du ministère de la Défense (Kirya) à Tel-Aviv, Katz a exhorté le peuple iranien à se mobiliser contre son gouvernement, affirmant qu’il était le seul capable de mettre fin au conflit et de sauver l’Iran du « régime terroriste ».
Accompagné du chef d’état-major Eyal Zamir, Katz a ajouté : « Le conflit avec l’Iran s’intensifie et nous entrons dans la phase décisive qui continuera aussi longtemps que nécessaire », soulignant la pression israélienne et américaine sur Téhéran. Ces déclarations font écho aux appels antérieurs du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de l’ancien président américain Donald Trump, qui n’ont pas encore trouvé de résonance auprès de l’opinion publique iranienne.
Les avertissements de Téhéran et les restrictions sur les manifestations
Les autorités iraniennes accusent Israël et les États-Unis de chercher à renverser le régime à travers des réseaux d’agents internes. Elles mettent en garde contre toute protestation susceptible d’être exploitée dans le contexte de la guerre, avertissant que tout mouvement de rue pourrait être interprété comme un soutien aux « ennemis du pays ». Le chef de la police iranienne a précisé que tout manifestant perçu comme travaillant pour le compte des adversaires serait traité comme un ennemi, signalant la détermination des forces de sécurité à réprimer tout soulèvement potentiel.
Le Corps des Gardiens de la Révolution a également averti que toute reprise des protestations ferait face à une réponse plus sévère que celle observée lors des précédentes vagues de contestation. Pendant ce temps, l’Iran continue de lancer des missiles et des drones sur Israël et les intérêts américains dans plusieurs pays arabes, causant des victimes et des dommages matériels, selon les États touchés.
L’opposition iranienne et les paris israélo-américains
Parallèlement, Reza Pahlavi, fils du dernier Shah d’Iran, soutenu par Israël et les États-Unis, a annoncé sa volonté de diriger le pays « dès la chute de la République islamique ». Il travaille à constituer un « gouvernement de transition » composé de personnalités résidant en Iran et à l’étranger, illustrant la préparation d’une opposition soutenue de l’extérieur.
Depuis le 28 février, Israël et les États-Unis mènent des opérations militaires contre l’Iran, causant la mort de centaines de personnes, dont des responsables de la sécurité. L’Iran riposte par des frappes ciblant Israël et les intérêts américains dans la région, accentuant une dynamique de confrontation continue.
Conclusion
Entre les appels israéliens à un mouvement interne en Iran et les avertissements sévères des autorités iraniennes contre toute contestation, le conflit se transforme en un bras de fer complexe mêlant enjeux militaires, politiques et sécuritaires. Les Israéliens et Américains comptent sur un soulèvement interne pour renverser le régime, mais la détermination de Téhéran à réprimer toute dissidence rend l’issue incertaine, plongeant la région dans un climat de tension et d’instabilité persistante.


