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Quand l’image trahit les faits : comment une partie des médias arabes a brouillé la réalité de la CAN 2025 au Maroc

Désinformation médiatique lors de la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc : une lecture critique des couvertures divergentes

Avec le lancement de la Coupe d’Afrique des Nations de football au Maroc, une vague de couvertures médiatiques contrastées a également commencé, notamment de la part de certaines chaînes arabes, suscitant de larges débats et mobilisant l’attention sur les réseaux sociaux. Alors que l’organisation marocaine du « CAN 2025 » reçoit de nombreux éloges internationaux, notamment après la cérémonie d’ouverture suivie par des centaines de journalistes accrédités, certains correspondants arabes ont commis des erreurs professionnelles évidentes, allant de la diffusion d’informations erronées à la dépendance à des impressions personnelles non vérifiées.

Pluie et désinformation : de la réalité à l’exagération

Un correspondant égyptien a affirmé, lors d’un entretien avec l’entraîneur de l’équipe nationale égyptienne, Hossam Hassan, que la présence de l’équipe à Agadir aurait provoqué des pluies dans une ville qui n’avait pas connu de précipitations depuis 14 ans. Cette affirmation, largement diffusée sur les réseaux sociaux, n’est pas seulement une erreur, mais une information totalement fausse, révélant un manque de vérification avant la diffusion. Elle illustre comment une information erronée peut rapidement se propager lorsque les normes journalistiques de base ne sont pas respectées.

La couverture tunisienne : entre excuse et rectification

Dans un autre incident, lors de la diffusion en direct de l’émission « Les nuits du CAN » sur la chaîne tunisienne « Al Hiwar », le correspondant Hamza Taïchi a présenté des excuses publiques après avoir diffusé des informations inexactes concernant une coupure de courant dans le centre de presse du stade olympique de Rabat.

L’enquête sur le terrain a montré que l’angle choisi par le journaliste pour le reportage était volontairement sombre, tandis que les autres journalistes travaillaient dans des conditions normales. Cet incident souligne que certaines erreurs médiatiques proviennent davantage de comportements professionnels contestables que de contraintes organisationnelles réelles.

Une source au sein de la délégation d’Al Hiwar a confirmé que Taïchi avait exprimé son mécontentement face à certaines conditions de travail sur le terrain, notamment le fait de devoir se déplacer sous la pluie jusqu’aux portes réservées aux journalistes. Pourtant, de telles procédures sont courantes lors de grandes manifestations sportives. De plus, la Confédération africaine de football a mis en place des navettes pour transporter les journalistes vers les stades selon un calendrier précis, facilitant ainsi leur travail sans recours à des véhicules privés.

Inexactitudes géographiques et professionnelles

Un autre incident a concerné un correspondant de la chaîne nationale tunisienne, qui a affirmé que le stade olympique se trouvait à 25 km du centre de Rabat, alors que les cartes montrent que la distance réelle est d’environ 9 km. Ce type d’erreur soulève une question importante : ignorance des faits ou volonté implicite de présenter une image déformée de l’organisation ? Dans tous les cas, le recours aux impressions personnelles ou aux réseaux sociaux plutôt qu’à une vérification factuelle place le public devant une image erronée de la réalité.

Le même journaliste a décrit le stade comme un « point noir » en raison de son absence de couverture totale, oubliant que le Maroc a mis à disposition 5 stades entièrement couverts sur 9, un chiffre exceptionnel comparé aux standards des éditions précédentes de la CAN et à certains stades américains qui accueilleront la Coupe du monde 2026.

La réalité face à l’image médiatique

Ce que certains journalistes arabes n’ont pas relayé, c’est que le Maroc a doté ses infrastructures de facilités complètes pour les supporters et les journalistes, allant de gares modernes à des passerelles reliant les quartiers aux stades. De plus, le stade olympique de Rabat, déjà accrédité par la FIFA, avait accueilli auparavant des finales de la Coupe du monde U17 féminine sans observation négative des médias étrangers. En revanche, certains correspondants arabes ont choisi des angles sombres et des arrière-plans peu valorisants, donnant au public une impression déformée de l’organisation.

Conclusion provisoire

Le contraste entre les couvertures arabes et les rapports internationaux révèle un écart professionnel significatif : d’un côté, ceux qui se basent sur l’observation précise et la vérification, et de l’autre, ceux qui réduisent la couverture à des impressions personnelles ou à des scènes soigneusement sélectionnées pour confirmer un préjugé. Alors que le « CAN 2025 » reçoit de larges louanges, ces cas soulignent l’urgence de rappeler aux journalistes arabes que crédibilité et vérification des faits sont les piliers de tout reportage professionnel, surtout devant un public large et attentif.

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