Dans l’atmosphère vibrante du Festival international du film de Marrakech, le réalisateur James J. Robinson et l’actrice Ruby Ruiz ont présenté une œuvre d’une profondeur saisissante à travers leur nouveau film First Light. L’entretien avec les deux artistes a révélé plusieurs couches narratives et symboliques, dépassant le simple récit pour explorer la dimension humaine et spirituelle de l’histoire.
Robinson explique que de nombreuses femmes dans sa vie, en particulier sa mère et sa tante, ont été une source d’inspiration directe pour le film. Sa relation complexe avec le catholicisme a également motivé sa recherche d’un angle narratif permettant d’explorer et de comprendre sa foi. Ainsi naît le personnage de Grace, au cœur de l’histoire, qui traverse un processus de conscience : elle réalise que la communauté autour d’elle ne pratique pas la religion de la même manière qu’elle, dans une mise en scène qui confronte la foi à la corruption systémique.
🟢Competition "First Light" : Director James J. Robinson , and actress Ruby Ruiz. #Marrakechfestival
🟢 المسابقة الرسمية "الضوء الأول" : المخرج جيمس ج. روبنسون, والممثلة روبي رويز. #مهرجان_مراكش
©️Omar_Hamdane pic.twitter.com/h1fytBQG2c
— Marrakech Film Festival (@Marrakech_Fest) December 2, 2025
De son côté, Ruby Ruiz raconte son expérience d’actrice sur le tournage, soulignant qu’il n’a pas été difficile de se plonger dans la situation, grâce à un décor à la fois énigmatique et captivant, choisi par le réalisateur. Sa formation en photographie lui a permis de considérer chaque plan comme une image capable de raconter une histoire entière, rendant chaque scène intentionnelle et artistiquement réfléchie.
L’aspect visuel du film se distingue par un langage cinématographique ample, où Robinson a voulu donner aux acteurs l’usage de leur corps entier pour exprimer, et pas seulement leur visage. Cette approche, enrichie par l’expérience théâtrale de Ruby Ruiz, transforme le corps en outil narratif à part entière, parfois en contraste avec les paroles, révélant des significations cachées. De plus, la connexion de l’histoire avec la nature ajoute une dimension spirituelle supplémentaire : montagnes, feuilles, et vents deviennent partie intégrante de l’expérience cinématographique et émotionnelle, impliquant le spectateur dans la narration.
First Light n’est donc pas seulement un film sur une religieuse ou la corruption, mais une expérience cinématographique complète, mêlant photographie précise, jeu théâtral profond et réflexion philosophique sur la foi, offrant au spectateur une fenêtre sur des questions humaines contemporaines avec une approche artistique subtile mais puissante.


