Le Caire – Elena Panova, Coordinatrice résidente des Nations Unies en Égypte, a précisé le nombre de réfugiés et de demandeurs d’asile enregistrés auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en République arabe d’Égypte.
Dans des déclarations diffusées par le Centre d’information des Nations Unies (CINU) au Caire aux journaux et aux médias, dont Diplomatie a obtenu une copie, Mme Panova a répondu aux informations relayées par certains médias concernant les statistiques relatives aux réfugiés en Égypte.
Selon la Coordinatrice résidente des Nations Unies, le chiffre de 1,1 million de personnes, repris par plusieurs médias, fait exclusivement référence aux réfugiés et demandeurs d’asile enregistrés auprès du HCR en Égypte. Elle a souligné que ce chiffre ne représente qu’une partie du nombre total de réfugiés, de migrants et de ressortissants étrangers accueillis par l’Égypte, lequel s’élève à 10,5 millions de personnes, conformément aux déclarations antérieures du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi.
Par l’intermédiaire de sa Coordinatrice résidente, l’Organisation des Nations Unies a exprimé sa profonde reconnaissance pour le rôle humanitaire joué par l’Égypte et pour son engagement constant à accueillir les personnes ayant besoin de protection et d’assistance. Elle a également réaffirmé l’importance de renforcer la solidarité internationale et de fournir le soutien nécessaire aux pays accueillant un grand nombre de réfugiés, de personnes déplacées et d’autres catégories particulièrement vulnérables.
En tant que plus haute représentante du système des Nations Unies pour le développement en Égypte, la Coordinatrice résidente est chargée de coordonner les activités des agences, fonds et programmes des Nations Unies afin de garantir leur alignement sur les priorités du gouvernement égyptien et sur les Objectifs de développement durable (ODD). Elle œuvre également au renforcement du partenariat entre les Nations Unies et les autorités égyptiennes, à la mobilisation d’un appui technique et financier en faveur des projets de développement, ainsi qu’à la coordination des réponses aux défis économiques, sociaux, environnementaux et humanitaires lorsque cela s’avère nécessaire. En outre, elle dirige la mise en œuvre du Cadre de coopération entre les Nations Unies et l’Égypte et favorise la coopération avec les ministères, le secteur privé, la société civile et les partenaires internationaux afin de soutenir un développement inclusif et de contribuer à la réalisation de la Vision Égypte 2030 ainsi que des engagements internationaux correspondants.
Selon les déclarations officielles des plus hautes autorités politiques et du gouvernement égyptien, l’Égypte accueille l’une des plus importantes populations de réfugiés et de migrants de la région, tout en appliquant une politique consistant à ne pas créer de camps de réfugiés et à intégrer les personnes accueillies au sein de la société égyptienne, en leur garantissant l’accès aux services publics essentiels au même titre que les citoyens égyptiens.
D’après le site officiel de la Présidence de la République, lors de sa rencontre avec le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés le 25 juin 2026, le président Abdel Fattah Al-Sissi a annoncé que l’Égypte accueille plus de 10,5 millions d’étrangers, de migrants et de réfugiés. Il a souligné que l’Égypte n’a jamais utilisé la question des réfugiés à des fins politiques, malgré les lourdes charges économiques et les coûts liés aux services publics qu’elle assume dans le cadre d’une approche humanitaire fondée sur l’intégration des personnes déplacées au sein de la société, plutôt que sur leur isolement dans des camps. Cette politique leur permet d’accéder à l’éducation, aux soins de santé et aux autres services essentiels.
Le président Al-Sissi avait également indiqué auparavant que l’accueil de ces populations représente une charge financière considérable pour l’État, notamment dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des infrastructures et des services publics.
Les déclarations du gouvernement égyptien s’inscrivent dans la même ligne. Le Premier ministre Mostafa Madbouly a affirmé à plusieurs reprises que l’Égypte accueille plus de 10 millions de migrants, de réfugiés et de demandeurs d’asile, ce qui a conduit le gouvernement à entreprendre une évaluation exhaustive des coûts économiques liés à leur accueil. L’objectif est de documenter les charges supportées par l’État dans la fourniture des services publics et de renforcer la position de l’Égypte dans les forums internationaux lorsqu’elle appelle à un partage plus équitable des responsabilités par la communauté internationale.
Selon l’Autorité générale égyptienne de l’information (State Information Service – SIS), en janvier 2026, le Premier ministre Mostafa Madbouly a présidé une réunion gouvernementale consacrée au suivi de l’évaluation des coûts économiques liés aux réfugiés et aux migrants résidant en Égypte. Cette réunion a rassemblé les ministères et les organismes compétents dans le cadre de l’élaboration de données officielles complètes sur l’impact de leur présence sur le budget de l’État et les services publics. Le gouvernement a réaffirmé que l’Égypte continue d’adopter une approche à la fois humanitaire et axée sur le développement, garantissant la fourniture des services sans discrimination malgré les défis économiques majeurs auxquels le pays est confronté.


