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Penser ensemble la liberté académique en Afrique : l’initiative de la FSJES de Mohammedia et de l’ACAF

Le 19 mai 2026, la Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales de Mohammedia a organisé un atelier consacré à la formulation des principes africains de la liberté académique. Cet événement, tenu dans la salle de conférence de la faculté, a rassemblé des enseignants, des chercheurs et des étudiants pour une réflexion collective sur un enjeu clé : la liberté académique et l’importance d’établir des principes africains à ce sujet.

La séance a été inaugurée par le doyen de la faculté, le professeur Mohamed Chadi, qui a insisté sur l’importance d’engager une réflexion africaine sur les principes de la liberté académique, dans un contexte où l’indépendance des universitaires et des centres de recherche demeure un enjeu crucial. De même, le directeur régional de l’Africa Coalition for Academic Freedom (ACAF) a souligné la nécessité d’établir des principes africains pour encadrer la liberté de penser, d’enseigner et de créer. L’importance des textes de référence en matière de liberté académique, notamment la Déclaration de Kampala et la Déclaration de Dar es Salaam, adoptées en 1990, a été rappelée par la professeure Yousra Hamdaoui, qui a assuré la modération et l’organisation de cet atelier.

L’atelier a été divisé en plusieurs parties : la première a été consacrée à l’historique de la formulation des principes de liberté académique en Afrique, suivie d’un échange avec le public. Ensuite, les participants ont travaillé en groupes pour analyser les documents, les lois et les pratiques existants relatifs à la liberté académique en Afrique. Ce travail en groupe était structuré autour de cinq questions fondamentales : que signifie la liberté académique dans notre contexte ? Quelles sont les principales menaces pesant sur la liberté académique dans notre région ? Sur la base des connaissances générales relatives à la liberté académique, quelles lacunes devraient être comblées dans la formulation des principes africains de la liberté académique (APAF) ? La liberté académique doit-elle être considérée comme un droit, une valeur universitaire, un principe de gouvernance, une question d’assurance qualité ou un indicateur dans les classements universitaires ? Enfin, quelles responsabilités doivent accompagner la liberté académique ?

Une séance plénière a permis de partager les réflexions collectives issues de ces échanges, avant une dernière session consacrée à la proposition de contenu pour des principes africains de la liberté académique.

Au-delà des discussions scientifiques, cet atelier a également constitué une précieuse opportunité de réseautage entre chercheurs, enseignants et étudiants, ouvrant des perspectives de collaboration scientifique et de projets académiques communs. L’atelier a enfin mis en avant la nécessité d’une solidarité entre le corps enseignant et les étudiants pour renforcer la liberté académique en Afrique. Les travaux de cette journée contribueront sans doute à l’émergence de principes africains en faveur de la liberté académique, que l’ACAF souhaite mettre en place à travers divers ateliers sur le continent.

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